Dr. Tina Stavrinaki
Professeure adjointe en droits de la personne et en droit international
La Dre Tina Stavrinaki est professeure adjointe en droits de la personne et en droit international au sein de l’Institut néerlandais des droits de la personne (SIM) et du Département de droit international et européen de l’Université d’Utrecht. Elle est également chercheuse au sein du réseau RENFORCE et membre du Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), dont elle a occupé la vice-présidence de 2022 à 2024. Elle agit également comme rapporteuse pour l’élaboration de la recommandation générale portant sur la discrimination raciale et le droit à la santé.
Ses enseignements portent notamment sur le droit international des droits de la personne, la discrimination raciale et la santé, ainsi que le genre et le droit international.
Ses recherches couvrent les mécanismes de surveillance et les procédures de plainte en matière de droits de la personne des Nations Unies, les crimes haineux, les discours haineux et l’accès à la justice pour les victimes, la liberté d’expression et le droit à l’éducation en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que les droits sociaux, particulièrement ceux liés aux risques professionnels et à la sécurité sociale.
Elle a notamment représenté la Fondation Marangopoulos pour les droits de la personne dans le cadre de la plainte collective no 30/2005, à l’issue de laquelle le Comité européen des droits sociaux a reconnu le droit à un environnement sain et établi que certaines atteintes environnementales dans le secteur de l’énergie pouvaient constituer une violation du droit à des conditions de travail justes, sûres et saines.
La Dre Stavrinaki possède également une vaste expérience auprès de l’Institution nationale grecque des droits de la personne et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Grèce. Elle a cofondé et coordonné le Réseau d’enregistrement de la violence raciste, reconnu comme une pratique exemplaire en matière de documentation des crimes haineux, de soutien aux victimes et de collaboration entre les institutions de défense des droits de la personne, la société civile et les autorités publiques.
Dans ce contexte, elle a formé de nombreux avocats, intervenants humanitaires, fonctionnaires et membres des forces de l’ordre sur la prévention et la lutte contre la discrimination raciale ainsi que sur l’identification et l’accompagnement des victimes de crimes haineux.

