top of page
50e Charte-4_edited.jpg

Panels

Les panels créent un espace structuré de dialogue autour de la Charte québécoise en action, en réflexion et en question. En examinant sa mise en œuvre concrète, les débats interprétatifs qui la traversent et les perspectives critiques issues de la recherche étudiante, elles explorent sa pertinence contemporaine ainsi que les orientations qu’elle pourrait prendre dans les décennies à venir.

La Charte québécoise en action

Ce premier temps de la journée propose de saisir la Charte québécoise dans sa dimension la plus concrète : celle du droit en action. Au-delà du texte normatif, il s’agit d’interroger la manière dont les droits et libertés qu’elle consacre prennent corps dans les pratiques quotidiennes de protection, de défense et d’accompagnement sur le terrain.

 

À travers les regards croisés d’acteurs et d’actrices engagé·e·s dans des contextes variés (action communautaire, pratique juridique, défense des droits des personnes en situation de vulnérabilité, interventions à portée internationale), cette plénière vise à mettre en lumière les usages effectifs de la Charte, mais aussi les obstacles, tensions et limites qui jalonnent sa mise en œuvre.

 

Ce moment vise ainsi à questionner l’effectivité réelle des garanties offertes par la Charte : quelles protections fonctionnent concrètement ? Quels droits restent fragiles ou difficilement accessibles ? Et comment les pratiques de terrain contribuent-elles, parfois de manière créative, à faire vivre la Charte au-delà des prétoires ?

The Charter in Action - version 3-5.png

La Charte québécoise en réflexion

La Charte québécoise est également un puissant objet de réflexion critique, nourrissant débats, controverses et renouvellements doctrinaux depuis cinquante ans. Ce deuxième temps invite à prendre du recul par rapport aux usages immédiats du droit, afin d’examiner les fondements, les tensions internes et les potentialités normatives de la Charte.

 

Quels droits soulèvent aujourd’hui les questions les plus sensibles ou les plus polarisantes ? Quelles interprétations font l’objet de débats persistants ? Et dans quels domaines la Charte apparaît-elle comme un instrument particulièrement novateur ou porteur d’avenir, notamment en matière de droits socio-économiques, de protection des minorités linguistiques ou de libertés fondamentales ?

 

En croisant des perspectives institutionnelles, théoriques et critiques, cette plénière vise à montrer comment la Charte n’est pas un texte figé, mais bien un espace vivant de réflexion collective, où se pensent en permanence les équilibres entre libertés individuelles, valeurs collectives et choix de société.

The Charter in reflection-10.png

La Charte québécoise en question

Ce troisième temps place la Charte québécoise sous le regard critique des étudiant·e·s de l’Observatoire, à partir de leurs travaux de recherche, de leurs enquêtes de terrain et de leurs expériences dans le monde communautaire. En s’appropriant la Charte comme objet d’analyse, ils et elles mettent en lumière les questions complexes, parfois inconfortables, que soulève l’application concrète des droits fondamentaux.

 

Les panels proposés interrogent les zones d’ombre, les angles morts et les tensions entre les principes proclamés par la Charte et les réalités vécues par les personnes concernées. Ils explorent notamment les écarts entre la norme juridique et les pratiques institutionnelles, ainsi que les défis spécifiques rencontrés par certains groupes dans l’exercice effectif de leurs droits.

 

En donnant une place centrale à la parole étudiante, ce moment affirme la Charte comme un outil à questionner, à réinterroger et à faire évoluer. Il s’agit moins d’apporter des réponses définitives que d’ouvrir un espace de discussion critique, orienté vers l’action publique, les transformations institutionnelles et les enjeux des prochaines décennies.

​

Les quatre sessions de ce troisième temps de la journée sont conçues comme des groupes de travail collaboratifs, animés par les étudiant·e·s de l’Observatoire. Elles visent à offrir un espace privilégié pour présenter, approfondir et mettre en discussion les recherches menées depuis le début de l’année académique, en dialogue direct avec des intervenantes et intervenants invité·e·s.​

Groupe de travail 1 :
Genre et Discrimination

Ce panel propose une réflexion sur la manière dont le droit traite différemment les individus en fonction de leur identité, et sur la façon dont ces différences peuvent se cumuler à l’intersection du genre, de l’identité et du statut.

UPDATED - Genre et discrimination-2.png
F4R and indigenous spirituality-5.png

Groupe de travail 2 :
La foi pour les droits

Ce panel explorera la manière dont la Charte québécoise encadre concrètement la liberté de religion, en mettant en lumière leurs effets sur les spiritualités autochtones et sur les minorités religieuses, notamment musulmane et juive. À partir de nos recherches pour l’initiative onusienne «â€¯La foi pour les droits », nous réfléchirons à la façon dont la foi peut devenir un levier de dignité humaine plutôt qu’un prétexte à la discrimination.

 

En dialogue avec nos invitées, nous aborderons le rôle des femmes, le port des signes religieux, l’héritage colonial de la Loi sur les Indiens et les blessures encore vives liées à la répression des pratiques spirituelles autochtones, afin d’imaginer ensemble des cadres juridiques véritablement inclusifs et respectueux des pluralités spirituelles.

Groupe de travail 3 : Neurodiversité

Le panel sur la neurodiversité explorera les tensions entre les cadres juridiques, les réalités vécues et les réponses institutionnelles, avec pour objectif de rendre visibles des enjeux souvent invisibles. Avec la participation des intervenantes invitées Me Karina Montmigny, Jill Bobula et Camille Bordeleau, il aborda des effets de la catégorisation du terme « handicap » sur l’accès aux droits, notamment en matière d’éducation, en mettant en lumière les limites d’une approche uniforme face à la diversité des profils neurodivergents.

 

Suite à un examen concret de divers obstacles rencontrés par les personnes neurodivergentes, le panel proposera des pistes de solutions visant à combler les lacunes et angles morts soulevés, et à repenser les pratiques institutionnelles et éducatives afin de favoriser une égalité et inclusion réelle, durable et adaptée à la diversité des besoins. 

UPDATED - neurodiversity-2.png
children's rights-6.png

Groupe de travail 4 :

Droits de l'enfant

Ce panel explorera les principaux défis liés à l’accès à l’éducation pour les jeunes et les enfants en situation d’exclusion sociale, de marginalisation ou d’itinérance. Quatre panélistes aux parcours et expériences uniques, partageront leurs visions pour repenser l’école de demain, favoriser une éducation véritablement accessible à tous et renforcer la protection des droits des enfants à travers la charte. Et bien au-delà de ces interventions, la conversation ouvrira la porte à d’autres perspectives et idées pour enrichir ce dialogue essentiel pour une meilleure protection droits des enfants.

​

Ce panel se distinguera par la richesse et la complémentarité des profils de ses intervenants, tous engagés dans la protection des droits des enfants et des jeunes. Il réunira une professeure et chercheuse spécialisée en droits de l’enfant (Dre Mona Paré), une actrice publique œuvrant en protection de l’enfance et de la jeunesse (Stéphanie Gareau), un avocat, chroniqueur et auteur (Fabrice Vil), ainsi qu’Eloe.

bottom of page